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10.01.2008

FOOTBALL PONTIFICAL

J’ ai donc pendant une bonne dizaine d’années rédigé la chronique sportive des hebdomadaires diocésains LE PROGRES DE CORNOUAILLE et LE COURRIER DU LEON qui plus est à la demande de leur directeur, le chanoine François LESCOP supérieur du collège SAINT YVES de QUIMPER. Il va de soi mais il va encore mieux en le disant que je croyais mon travail normal et que je l’ai cru jusqu’au jour où l’un de mes super patrons me fit comprendre que le clergé avait autre chose à faire que de s’occuper de sports en général et de football en particulier. Or quelle n’est pas mon heureuse stupéfaction d’apprendre aujourd’hui à la lecture de ZENIT, agence d’information internationale du VATICAN, que le Pape BENOIT XVI a, je cite, manifesté à plusieurs reprises son intérêt pour le football. En tant qu’archevêque de MUNICH il encourageait le BAYERN et en 2005 il avait, à l’occasion d’une audience générale, reçu Franz BECKENBAUER , président du comité d’organisation du MONDIAL 2006.Ce dernier avait remis au Pape le fanion de cette manifestation et BENOIT XVI lui avait confié qu’il allait suivre des matchs à la télévision. Je considère comme inutile de commenter cette information !

05.01.2008

HOMME LIBRE

Je suis un homme libre. Mais qu’est donc la liberté telle que je l’ai vécue, telle que je la vis encore ? Pour moi, la liberté c’est d’être responsable de soi ! Ma liberté c’est d’être responsable de moi, j’entends de ma petite personne, de me tenir à distance de ceux qui ont l’habitude de se prendre pour ce qu’ils ne sont pas et que d’ailleurs ils ne peuvent pas être, c’est littéralement de pouvoir m’isoler des orgueilleux, de leur superbe, mot tiré du latin << superbia >> que je traduis de la manière suivante : << désir de se mettre au-dessus, de se voir ou de se considérer au dessus de ce que l’on est ou, et c’est le cas en la circonstance, au dessus des autres. >> Voilà : il se considérait au dessus en fait de ce qu’il était, un petit bachelier, et surtout il se considérait comme au dessus de moi. Ce qui faisait rire ma bonne maman surtout après les confidences que mon père lui avait faites avant de mourir brutalement d’un infarctus imprévisible bien que provoqué. Pauvre type qui naturellement, je veux dire par nature, se refusait à croire que la superbe, l’orgueil en français compréhensible, se situe à la racine de ce qu’en théologie on qualifie sauf erreur de péché et qui entraîne non seulement l’oubli de notre petitesse d’esprit mais aussi mais surtout celui de la valeur intrinsèque de l’intelligence, parfois et même souvent supérieure, de qui nous fait face. Le pote aurait dû se souvenir, si tant est qu’il lui restât un minimum de mémoire que les mystères du royaume sont cachés à ceux qui veulent se faire qualifier de sages et habiles ! Il est vrai qu’il manquait de sagesse et d’habileté. Et surtout d’intelligence et de charité ! Pauvre type en fait susceptible d’être pardonné pour cause d’imbécillité.

03.01.2008

PSYCHOLOGIE FEMININE

Les femmes sont curieuses. Elles ne sont pas indiscrètes. Elles emmagasinent les confidences mais elles les gardent pour elles et pour elles seules. Je n’ai jamais été vendu par celles que j’ai connues. Cela m’a permis de vivre des situations extraordinaires. Ce brave Joseph savait-il en m’invitant à son mariage qu’il allait provoquer non pas un drame mais un choc extraordinaire du plus haut comique. Quel âge pouvais-je avoir à l’époque ? 20 ans ? Admettons qu’en sortant de la mairie et de l’église j’en comptasse 18 ! Cela se passait en 1942 ou 43 ! Une époque où il fallait s’habituer aux restrictions de tous ordres. Il était donc nécessaire non seulement de trouver un restaurant mais également les boissons alcoolisées de toutes sortes et les victuailles indispensables. Le nouveau marié me demanda de contacter un certain nombre de cultivateurs et d’en obtenir les poulets, canards, porcs ou bœufs disons mangeables. Une montre, un réveil, une horloge contre un veau ou un agneau. Il ne s’agissait pas de marché noir, la plaie de l’époque comme celle du dopage sportif en ces temps dits du Tour de France. Mais de troc. Je fus invité à aller prendre un apéritif chez la nouvelle mariée dont j’ignorais tout sauf le prénom. Stupéfaction mutuelle et réciproque . Trois ans plus tôt elle m’avait écrit et confié sa lettre à Renée, l’une de mes voisines de quartier : elle m’aimait. Je la vis rosir, rougir et larmoyer. Je n’eus que le temps de poser sur mes lèvres un index quasiment impératif. Chut

BIZARRE BIZARRE

Quand, en 1945, la confiance de Sa Grandeur Monseigneur DUPARC, dont les parents tenaient un bistrot à QUIMPERLÉ, la seule ville qu’il cite dans son testament, me nomme à SAINT-YVES , le spécialiste, mieux l’ analyste de mon moi , de mon ça et de mon surmoi, s’offusque. C’est tout juste, dès notre première rencontre dans le couloir du premier étage, s’il n’essaie pas d’un regard haineux de m’hypnotiser ! Quand, en 1946, le 14 mai très exactement, une date facile à retenir en ce qui me concerne pour trois raisons : 1 ) l’enterrement triomphal de Sa Grandeur Monseigneur DUPARC, décédé le 8 du même mois 2 ) la visite et la bénédiction que je reçus d’un futur bienheureux, Angelo RONCALLI, nonce de PIE XII à PARIS. 3 ) mon opération de la mastoïde droite dans une clinique quimpéroise, où travaillait une religieuse italienne connue du futur JEAN XXIII, quand donc je fus opéré, tous mes collègues vinrent me voir sauf un. Pourquoi ? Ou plutôt que cachait-il d’indicible

LE PORTAIL 2

je prie mes lecteurs habituels ou non d'excuser et mon mutisme et une paresse certaine les deux attribuables à ce qu'il est convenu de qualifier de fêtes de fin d'année. J'ose espérer que mon âge et ma santé me permettront de les intéresser de nouveau. A dire vrai les sujets ne manquent pas.

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