05.01.2008

HOMME LIBRE

Je suis un homme libre. Mais qu’est donc la liberté telle que je l’ai vécue, telle que je la vis encore ? Pour moi, la liberté c’est d’être responsable de soi ! Ma liberté c’est d’être responsable de moi, j’entends de ma petite personne, de me tenir à distance de ceux qui ont l’habitude de se prendre pour ce qu’ils ne sont pas et que d’ailleurs ils ne peuvent pas être, c’est littéralement de pouvoir m’isoler des orgueilleux, de leur superbe, mot tiré du latin << superbia >> que je traduis de la manière suivante : << désir de se mettre au-dessus, de se voir ou de se considérer au dessus de ce que l’on est ou, et c’est le cas en la circonstance, au dessus des autres. >> Voilà : il se considérait au dessus en fait de ce qu’il était, un petit bachelier, et surtout il se considérait comme au dessus de moi. Ce qui faisait rire ma bonne maman surtout après les confidences que mon père lui avait faites avant de mourir brutalement d’un infarctus imprévisible bien que provoqué. Pauvre type qui naturellement, je veux dire par nature, se refusait à croire que la superbe, l’orgueil en français compréhensible, se situe à la racine de ce qu’en théologie on qualifie sauf erreur de péché et qui entraîne non seulement l’oubli de notre petitesse d’esprit mais aussi mais surtout celui de la valeur intrinsèque de l’intelligence, parfois et même souvent supérieure, de qui nous fait face. Le pote aurait dû se souvenir, si tant est qu’il lui restât un minimum de mémoire que les mystères du royaume sont cachés à ceux qui veulent se faire qualifier de sages et habiles ! Il est vrai qu’il manquait de sagesse et d’habileté. Et surtout d’intelligence et de charité ! Pauvre type en fait susceptible d’être pardonné pour cause d’imbécillité.